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16 janvier 2014 4 16 /01 /janvier /2014 16:47

Les patchworks souvent appelés quilts, venant des Etats-Unis, sont toujours liés à un pan de l’Histoire américaine. Ils semblent étroitement associés à la grande aventure des pionniers et ont trouvé une forte réputation parmi les Amish.

Pourtant l’idée des patchworks est vieille comme le monde.

Mais d’abord faisons la différence entre un « patchwork » et un « quilt ». Le patchwork est le dessin composé par des morceaux de tissu, cousus entre eux et qui peuvent servir de décorations. Le quilt est un ouvrage composé de trois couches : la première, celle qui se voit est un patchwork. Il est alors cousu à deux couches pour le rendre plus épais, plus solide et surtout dans son utilité première, le couvre-lit, plus chaud.

L’apparition du patchwork n’est pas d’origine américaine. Des vestiges d’assemblages de morceaux de tissu apparaissent en Chine il y a 5 000 ans et en Egypte dans les tombeaux. La recherche devait d’ordre sacré, un ensemble de figures géométriques, symbole de familles ou de clans.

L’idée de coudre ensemble des morceaux de tissus va réapparaître au Moyen Age, 11e et 13 e siècles. Le climat se refroidit et devant souvent une pénurie de textiles, les femmes font une sorte de recyclage en utilisant des morceaux de tissu provenant de vêtements usagés. Les couvertures deviennent utiles pour résister contre les températures glaciales qui se répandent à travers l’Europe. Cette coutume de ne rien jeter sera reprise par les premiers pionniers américains qui isolés auront à s’habiller et à fabriquer des couvertures contre le froid.

Les premiers modèles reprendront les schémas de figures géométriques qui facilitaient la mise en place des morceaux.

Mais le patchwork commença à sortir de l’anonymat lorsque les « English » nom donné à ceux qui n’étaient pas Amish, découvrirent la beauté et le travail soigné de ces femmes qui vivaient dans les communautés amish.

En 1856 lorsque fut fabriquée la machine à coudre Singer, le travail de couture pour vêtements devint plus facile. De plus la manufacture des textiles dans de grandes usines libéra la femme d’avoir à filer le coton et à créer ses propres tissus. Le temps libéré permit à cette population féminine de s’adonner à la création de leurs propres habits. Le patchwork connut une forte expansion.

Pourtant le patchwork ( ou quilt une fois complété) demeurera longtemps l’apogée du travail amish. A toutes les occasions de la vie : naissances, baptêmes, mariages, les femmes préparaient des quilts pour célébrer l’heureux événement. Les motifs de couleurs vives apportaient une chaleur, un rayon de bonheur dans les chaumières. Les quilts étaient accrochés aux murs et servaient de décorations.

Peu à peu, la figure géométrique céda le pas à des dessins, des figurations qui représentaient comme les fresques d’antan, des scènes de la vie quotidienne, ce qui incluait des animaux. Puis la faune, la flore servirent de modèles.

Enfin l’art abstrait apporta un nouveau souffle de créativité dans l’art du patchwork.

Cette exposition sera la troisième dans « les Jardins de Magali ». Précédemment, Marianne Fons, de grande réputation aux Etats-Unis et la co fondratrice du magazine « Fons and Porter » était venue exposer ses œuvres. David Taylor l’un des meilleurs quilters américains était venu présenter son travail unique et remarquable surtout dans la composition de ses animaux.

L’exposition de 2014 montre ce mélange d’art contemporain basé sur la couleur et la forme qui touchent une sensibilité intérieure et un goût très personnel. C’est l’œuvre de Sheila Frampton Cooper qui joue avec les nuances, les formes improvisées et un assemblage de pièces qui donne à l’ensemble une beauté féérique, même sensuelle.

Patchworks USA
Patchworks USAPatchworks USA
Patchworks USAPatchworks USA

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Jardins De Magali Lauris
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