Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
16 mars 2014 7 16 /03 /mars /2014 18:00

Article du journal " Pays Briard"

Le livre " Maires à la dérive" commence à déranger les maires des communes rurales. Certains montent au créneau par l'intermédiaire des journaux régionaux! On bouge dans les chaumières!!

La Trétoire

POLITIQUE • Un livre plutôt contesté sur les maires ruraux

Un adjoint qui ne se représente pas écrit un livre. Il y dénonce la difficile condition d’élu local. José Dervin, maire de La Trétoire, lui répond à distance…

Élu depuis 1977 à La Trétoire, d’abord comme conseiller municipal, puis comme adjoint (en 1983) et, enfin, comme maire (en 2001), vice-président de la communauté de communes de la Brie des Morin, José Dervin a une longue expérience de la politique locale. D’autant qu’il a toujours trempé un peu dedans… Son oncle était maire et vice-président du conseil général de l’Aisne et son père a également été maire, dans l’Aisne encore. « À 14 ans, je savais que je voulais être maire », reconnaît-il avec plaisir. Bref, c’était l’homme idéal pour répondre à quelques-unes des affirmations d’André Girod, l’auteur d’un livre brûlot, Maires à la dérive ou dérives des maires, paru aux éditions L’Harmattan. Il a donc accepté de commenter quelques citations de ce livre…

• La campagne électorale

- « Préparer une élection même municipale demande autant d’énergie que de se lancer dans un marathon. En réalité, une campagne électorale est un véritable parcours du combattant parsemé d’embûches, de chausse-trapes, de pièges dangereux, de coups bas. Il faut y aller avec un gilet pare-insultes ! », attaque André Girod dès la première page…

- Je n’ai jamais considéré cela ainsi. Il faut tout simplement commencer par préparer les choses, avoir envie de servir. La campagne électorale, pour moi, c’est 365 jours par an !, lui rétorque José Dervin.

• Les alliances du second tour

- « Dans le cas d’une association malsaine et surtout anti républicaine comme celle du PS et de l’UMP dans de nombreuses communes (encore plus avide en 2014), les postes se disputent âprement et les coups bas giclent partout en tous les instants. Les dignités sont écrasées, les bonnes volontés bafouées. Seuls surgiront de ce combat, les plus pervers et les plus roublards. » - Non ! Il peut y avoir des désaccords. Dans notre communauté de communes, les postes n’ont même pas été discutés tellement les compétences s’imposaient. Et je ne connais pas de pervers…

• L’élection

- « Le soir du deuxième tour, les témoins assisteront à des scènes pitoyables : une candidate battue qui sort pour pleurer ! Des grognements de triches, d’élections truquées seront émis par les vaincus. Le champagne coulera à flots pour l’équipe élue. On trinquera à un avenir radieux et des discours fleuris seront prononcés. »

- C’est vrai que quand on est élu, on est content. Mais, en vérité, on se dit que le plus dur commence alors…

• Le premier discours

- « Dans son discours inaugural, il aura à détruire le travail du mandat précédent, quitte à comparer le maire sortant battu aux plus obscènes tyrans de l’histoire. » - Ils ne devaient pas se marrer dans ce pays-là…

• Changement d’état

- « Comment voulez-vous qu’un citoyen élu maire de…, pour la première fois, conserve sa modestie ? Le poste fait de lui, même s’il s’en défend, un autre personnage. »

- C’est arrivé à mon épouse, quand j’ai été élu maire pour la première fois. On lui a dit qu’elle devait être fière… Elle a répondu : la mairie, c’est la mairie, la maison, c’est la maison !

• L’embauche de proches et d’amis

- « Tout reste dans la plus stricte légalité. Un maire peut très bien offrir un poste vacant, à qualifications égales, à l’enfant ou au conjoint d’un employé fidèle. Cette prise en main de la commune se fait plus ou moins consciemment et le patronage devient un peu la prérogative du maire. » - Vous avez la possibilité de le faire, bien sûr, mais moi, en aucun cas, il n’y a de passe-droit. Cela dit, on préfère évidemment un employé proche géographiquement…

• Tenir ses promesses

- « En réalité, les vrais pigeons sont ceux qui croient en toutes ces promesses, qu’elles soient locales, régionales ou nationales. Les bilans sont là au bout des mandats pour dégonfler les baudruches qui en s’enflant, dissimulaient la réalité de la situation. » - Au fil du temps, tout n’est pas toujours réalisable. Comment financer…………………………………………

Maires à la dérive

Partager cet article

Repost 0
Jardins De Magali Lauris
commenter cet article

commentaires