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7 juin 2006 3 07 /06 /juin /2006 16:17

Pressentant , après la découverte du four à potier que d’autres vestiges étaient enterrés dans le terrain récemment acquis et aidés par des maçons, nous creusâmes près du portail un puits pour étudier les diverses couches de dépôts. Un dimanche en descendant dans le trou, mon pied buta une pierre. En l’observant de près, je constatai qu’elle était taillée. Le lendemain, avec l’aide d’un tracto-pelle,  apparurent seize pierres qui reconstituèrent un pressoir. Il en manquait deux pour le compléter. Les fouilles furent extensives mais ne donnèrent rien : elles avaient dû être cassées pour être utilisées comme matériau de construction. La pierre blanche et froide qui supportait l’axe avait été taillée en deux avec un quart manquant. Elle servit pour le centre du grand mur comme soleil. Le travail sur le mur d’inspiration inca viendra plus tard. 

 

 

 

 

Sous les blocs fut retrouvée une agrafe métallique qui expliqua le mécanisme de ce pressoir. Comme aucune trace de lien ( chaux ) n’apparaissait sur le champ des pierres, la conclusion était de penser que ces blocs accolés l’un contre l’autre pouvaient être démontés et éventuellement transportés pour être remontés ailleurs. Rien ne montrait une fixation permanente. Nous avions peut-être affaire à un pressoir démontable, genre kit romain pour servir dans un autre endroit. 

 

 

Lorsque le pressoir était sur le point d’être utilisé, les agrafes étaient fixées dans les encoches au moyen de coins en bois et de cuir qui attachait les agrafes. L’ensemble était arrosé d’eau : le cuir se tendait, le bois gonflait. Sous la pression, le pourtour devenait étanche et le travail pouvait commencer.

 

 

Le pressoir, étant enterré en VRAC à cinq mètres sous le niveau 1998, donc à un niveau qui correspondait à celui du début de l’existence du village ( Xe siècle) , il faut conclure que le pressoir fut démonté définitivement à cette époque puis oublié. La route qui longe le terrain a subi de profondes modifications au cours des siècles : un sentier était devenu chemin et à chaque empierrement,  le côté de la route vers la falaise devait être comblé pour permettre la sortie des véhicules et des personnes de la propriété. L’autre coté, face à la rivière se trouva de plus en plus en contrebas. En 1998, la dénivellation entre les deux bords de la route était de plus de six mètres. Impossible de retrouver le pressoir enterré, sinon de creuser.

 

De ce pressoir, a été montée une fontaine qui agrémente le jardin et permet de le voir dans son ensemble. Mais un calcul basé sur ses dimensions indique qu’il aurait pu être placé à l’intérieur de la grotte, au fond, à l’endroit où se trouvait l’arbre principal. Une entaille profonde dans le rocher montre l’emplacement de l’arbre.

 

Enfin ce pressoir devait servir à écraser les olives et l’huile était récupérée par un système de bassin de décantation dont nous reparlerons plus tard avec les mines d’eau.

 

 

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