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24 juillet 2006 1 24 /07 /juillet /2006 10:27

La « Reconstitution historique » est née en 2000 grâce à la présidente de l’Office de Tourisme, Geneviève Gioanna, pour célébrer le changement de siècle. Le titre d’origine « Lauris explore son passé » donnait bien le sens de la démarche : représenter en différentes scènes les évènements qui ont marqué la vie de Lauris.

Ainsi ont été conçues et jouées une cinquantaine de scènes, certains étant reprises d’une année sur l’autre, qui retracent la vie du village depuis le néolithique jusqu’à nos jours, sauf la période gauloise encore inexplorée.


Scènes proposées en 2012: Cliquez ici.

Scènes proposées en 2011: Cliquez ici.

Scènes proposées en 2010: Cliquez ici. 

Scènes proposées en 2009: Cliquez ici.

Scènes proposées en 2008: Cliquez ici. 

Scènes proposées en 2006: Cliquez ici.

 

 

Histoire du village vue à travers cette Reconstitution.

Même si, pour le début de cette histoire, les documents sont ténus et les hypothèses fragiles il est possible de retracer : 

Les grottes du lieu dit « Les Grilles » où il ne gelait pas, certaines avec des sources, ont offert un habitat confortable à l’homme néolithique dont la présence est attestée, d’abord l’homo habilis.

Puis «l’homos sapiens  déjà affronté à la lutte des générations et  à un féminisme affirmé.

La présence gauloise, également attestée n’a pas encore été évoquée.

Le Sud de la Gaule devient Provincia romaine. Les terres sont divisées en centuriations données à des vétérans de l’armée.

 

Le vétéran Laurus (origine du nom de Lauris contestée mais plaisante) vient prendre possession de sa centuriation (existence contestée également mais  reconnue plausible par l’étude du cadastre d’Orange).

Alors se construisirent les deux villas romaines à l’Est et à l’Ouest du territoire et des tenanciers y furent installés.

574 Rufus vint annoncer que les Lombards descendent la vallée de la Durance pillant tout sur leur passage.

Peut-être la villa Saint Martin fut-elle incendiée.

Il fallut trouver une nouvelle installation à l’abri sur une hauteur là où se trouve l’actuel village. Une nouvelle église, Saint Projet, fut construite. Il est possible que les Laurisiens aient, alors, vécu sans maître, sauf peut-être la lointaine abbaye Saint-Victor.

Vers 1020 des « miles », chevaliers sans terre, décident de construire un donjon qui permettait de surveiller la Durance et imposent des coutumes dont certaines mauvaises (non légales) et s’emparent aussi des biens d’église qu’ils doivent restituer vers 1059 avec confirmation en  1079.

1090 mais ils transforment l’église en chapelle castrale dont les habitants sont écartés. Ceux-ci obtiennent la construction d’une autre église, Saint-Julien qui deviendra paroisse.

1260 Après une période de grands troubles en Provence, Charles d’Anjou reprend tout en main et envoie des baillis royaux vérifier ses droits comtaux.

1326 Certains baillis défendaient leurs intérêts un peu trop violemment et doivent être rappelés à l’ordre en particulier pour la gestion du bac de Mérindol qui appartenait à l’évêque de Marseille.

1348 Après une ère de prospérité, les temps de malheur arrivèrent avec la peste débarquée à Marseille le 1er novembre 1547 et qui put atteindre le village en avril 1348.

1358 Après  désastre de Poitiers, des « Grandes Compagnies » se forment qui pillent sous la direction de cadets nobles, l’un d’eux, Arnand de Cévenolles, s’empare du château de Lauris en 1358. A la suite de quoi fut construit le rempart.

1387 Les seigneurs eux-mêmes, pendant ces temps troublés, étaient un peu brigands tel  Foulque de Pontevès qui dépouille des marchands florentins.

1480 La paix revenue, les villages reprennent vie. Lauris, seul village encore habité à vingt kilomètres à la ronde, accueille Géranthon, l’intendant du nouveau seigneur, de Grimaldy .

1535 Mais désormais les fiefs deviennent des biens qui se négocient. Lauris est acheté par un riche Florentin,Julien de Pérussis, qui, pour valoriser son bien, construit un moulin à eau et un four dont les habitants doivent obligatoirement se servir.

1537 Julien crée aussi une Vermillionière pour la couleur, les tissus étant fabriqués et teints sur place.

1543 Le fils de Julien, François, gendre de Meynier d’Oppède, s’offre le luxe de transformer Lauris en petite citadelle florentine.

1562 Remparts qui n’empêchent pas le Comte de Tende, huguenot, ennemi juré du catholique François de s’emparer du château de Lauris qu’il pille.

1591 Trente ans plus tard, le 1er janvier Lauris voit arriver un régiment du duc de Savoie après le siège manqué que Pertuis dans la guerre qui oppose les partisans d’Henri IV et ceux du cardinal de Bourbon.

1635 Par la suite Lauris, comme les autres villages, servit de cantonnement aux troupes à une époque où les casernes étaient rares.

1643 Ceci n’empêchait pas les Laurisiens de mener leur vie de tous les jours et de se marier avec le plus souvent un contrat passé devant notaire.

1647 Entre-temps, les Laurisiens avaient changé de seigneur et espérèrent la visite du duc de Lesdiguières. Mais, seuls, son intendant et quelques autres, profitèrent des confitures préparées à son intention.

1660 Les conflits passagers animent la vie en particulier les difficultés entre le fournier et les femmes qui viennent faire cuire leur pain.

1693 La guerre rejoint de nouveau Lauris lorsque Louis XIV décide, lors de la guerre de la Ligue d’Augsbourg de lever des soldats de milice ce qui n’est guère apprécié.

1720 La peste fait à nouveau son apparition ; Lauris est épargné.

1737 Le nouveau seigneur Sextius d’Arlatan confie son fils à une nourrice laurisienne.

1743 Ce même Sextius a l’intention de construire une bastide. Le projet ne pourra aboutir.

1757 Joseph Garnier, futur grand maître et compositeur hauboïste quitte Paris pour l’Opéra de Paris.

1778 La vie continue : une jeune fille, ayant accouché d’un petit garçon sans avoir été mariée, fait son exposition de grossesse.

1788 Jean-Louis Martin ayant enfin construit son château organise une grande réception .

1791 La révolution est en marche. Lauris célèbre dignement la mort de Mirabeau.

1791 Mais en septembre les femmes se disputent au sujet de la Constitution civile du clergé.

1795 Les « enragés de Cadenet » envahissent Lauris qu’ils trouvent trop tiède.

1814 Passée la Révolution, Lauris connaît un nouvel essor économique en partie grâce à la vente de la soie.

1845 Plus à l’aise financièrement les paroissiens décident de commander un grand tableau pour l’Église à Charles-Émile Champmartin, peintre parisien. Il présente son esquisse.

1845 Puis procède à son exécution pour le plus grand bonheur des Laurisiens.

1852 La bonne bourgeoisie, soucieuse de l’avenir de ses enfants, les envoie en pension.

1860 Napoléon III passant par Avignon, le conseil municipal envoie les médaillés de Sainte-Hélène l’accueillir.

1898 Après la guerre de 1870 et la proclamation de la République, les heurts entre catholiques et radicaux de gauche sont fréquents Une procession est l’occasion d’échanges verbaux violents avec le cercle républicain.

1900 Mais de toute façon, les femmes se retrouvent entre elles pour faire la bugade.

1932 Tino Rossi fait ses premiers pas dans la chanson à Lauris.

1937 Une de richesses de Lauris ce sont les asperges envoyées à la Cour britannique.

1942 André Sarville célèbre auteur d’opérettes marseillais réfugié à Lauris crée «La muse laurisienne».

1945 Les Laurisiens partent  en Normandie à Rémilly, sinistré par la guerre pour apporter vivres, meubles, vêtements.

 

Pour plus de renseignements


Bernadette Genès :
Natifs de ce lieu 1996 (Chez l’auteur, office de tourisme, librairie)
Mémoires et récits  (Office de tourisme)
Si le château m’était conté (Office de tourisme)


Jacques Rouchouse :
Le Roman des Garnier  (auteur et librairie et Office de tourisme)


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