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13 septembre 2014 6 13 /09 /septembre /2014 19:03

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Au travers des grands changements

 

Un aparté : le thème et scénario choisis par Bernadette Genès pour la reconstitution historique sont dans l’air du temps. Est-ce une coïncidence que l’un des slogans présentés pour la campagne présidentielle porte sur le même sujet : «  Le changement c’est maintenant ! » ?

Des changements ( petits et grands) surviennent tout le long de l’Histoire et ils sont plus ou moins acceptés sinon imposés.

Au début de mes cours de civilisation française dans les universités américaines, j’expliquais que l’Histoire de France était l’une des plus complexes dans l’évolution de l’Humanité. Et je me donnais en exemple : «  Je suis né sous la Troisième République ( 1935), j’ai fait la primaire sous le gouvernement de Vichy, puis le secondaire sous la Quatrième République et commencé à travailler sous la Cinquième République ! » Je poursuivais en pensant que je prendrais ma retraite sous le Huitième ou Neuvième République !

Mes étudiants américains me regardaient comme si je venais de sortir d’un OVNI et que je débarquais de la planète Mars.

Je terminais en plaisantant : «  Maintenant que vous voyez ce que va être ce cours d’Histoire de France, vous avez encore le droit de quitter la salle et de changer de cours ! » Jamais personne ne l’a fait car il trouvait la présentation amusante !

André Girod

 

CHANGER

 

Voilà ce que qu’écrit Bernadette Genès :

«  Nous nous prétendons hommes et femmes de progrès et pourtant… Qu’un événement, une «  crise », une réforme, une loi semblent devoir changer notre mode de vie ou notre façon de penser, c’est l’inquiétude, voire la manifestation dans la rue avant  même d’avoir examiné posément la réforme ou le simple refus. Combien de personnes parlaient toujours en anciens francs lorsque, quarante ans plus tard, sont arrivés les euros ! »

L'office de Tourisme de Lauris a joué un rôle essentiel dans l'organisation de cette reconstitution historique. Tous les ans, les bénévoles et les responsables de l'OT de Lauris assurent la bonne marche de l'opération. Merci à Patrick Roux, le président de l'OT et à son personnel.

    Les scènes qui suivent vont décrire ces changements plus ou moins brutaux et la résistance qui se créa pour s’y opposer.

 

L’homme est fait pour inventer depuis…

 

Notre ancêtre du Néolithique s’était sédentarisé et vivait en communauté dans des maisons faite d’une solide ossature de bois. Les constructions en pierre vont apparaître. Il connaissait le tissage et avait beaucoup inventé : céramique, commerce, navigation, chasse et pêche. Mais c’est l’agriculture et la domestication qui apportent les plus grands changements.

Nos ancêtres s’étaient installés sur le territoire de Lauris et Puyvert dans les grottes des grilles.

Enfin la roue transforma les modes de transport.

 

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Comment vivre avec l’autre : Avril 574

D’après les vestiges retrouvés, il y avait deux villas romaines à Lauris, l’une à l’Est proche du quartier Saint-Martin, l’autre à l’Ouest proche du quartier Saint-Jean : elles avaient chacune une église. Modestes villas, elles survécurent tant bien que mal sous l’occupation des Burgondes. Puis des luttes fratricides divisent la Provence qui est partagée.

Mais les communautés durent apprendre à s’accepter et à vivre ensemble.


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Quel jour sommes-nous ? Vendredi 15 mai 1583

 

Malgré leurs inventions, les hommes restent soumis au rythme solaire, à celui des saisons, aux caprices du temps et ils ont essayé d’adapter leur temps astronomique. Ce ne fut pas facile car l’année ne représente pas un chiffre rond : l’année a 365,242201 jours !

Jules César remplace le temps incommode et inexact par une calendrier dit Julien : douze mois et semaines de 7 jours.

Le Pape Grégoire le Grand ( VIe siècle) réajuste ce calendrier. C’est notre calendrier actuel ( grégorien) avec les années bissextiles. Mais on prenait du retard pour la date de Pâques, calculée sur la première lune de l’équinoxe de printemps. Pâques dérivait vers l’été.

En 1582, le Pape Grégoire XIII par la " Bulle Gravissimas " décide de supprimer onze jours en passant du jeudi 4 octobre au vendredi 15 octobre. Mais les pays protestants ne suivent pas la bulle du pape. Il y avait décalage entre les deux calendriers d’où ce qui-propos entre les Français et l’Anglaise de passage.

Le vermillon dont il est question dans la scène, provient  d’un parasite, la cochenille, récoltée sur les feuilles piquantes du chêne kermès.

Dans la scène, une aristocrate anglaise est venue à Lauris pour acheter une propriété mais elle a suivi le calendrier protestant. Elle est arrivée avec 11 jours de retard!!

 

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Une ordonnance qui sème le désordre : mars 1689

 

Pour des raisons commerciales, politiques et de prestige, Louis XIV mène une longue guerre meurtrière contre l’Europe ( 1688-1697). Il faut engager 200 000 hommes, chiffre considérable à l’époque. L’enrôlement qui se fait manu militari ne suffit pas. L’ordonnance du 29 novembre 1688 instaure la levée d’hommes dans chaque paroisse, candidats choisis par le conseil municipal.

La levée des impôts se fait par feux soit foyers. Lauris n’a que quatre feux au lieu des six requis. Mais un milicien devait être recruté et ce fut un casse-tête. 

 

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La Révolution change tout : 26 octobre 1793 ( 5 brumaire An II)

 

Le changement du calendrier se fait progressivement : 1789 étant l’an I de la Liberté. Le nouveau calendrier entre en vigueur le 14 vendémiaire an II ( 5 octobre 1793) : douze mois, des semaines de dix jours.

Puis passage des livres, sous, deniers aux francs et centimes.

Les mesures agraires causèrent beaucoup de problèmes, n’étant pas uniformes d’une commune à l’autre.

 

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Le chemin de fer est-il dangereux ? 1er octobre 1850

 

En France le premier tronçon est construit entre Saint-Etienne et Andrézieux pour les mines.

A partir de 1841, les travaux commencèrent entre Avignon et Marseille. La ligne Avignon-Marseille par Nîmes est inaugurée le 9 septembre 1847. Le premier train direct de Paris à Marseille date du 29 juin 1854.

Certains enfants de Lauris vont en pension chez les Frères des écoles Chrétiennes de Béziers. Le voyage est long : en voiture à cheval jusqu’à Avignon, train pour Nîmes. Puis voiture publique à Montpellier et une autre voiture pour Béziers. Un voyage de trente heures. De plus les enfants emmènent des malles très lourdes avec toutes les affaires dont ils ont besoin pour 10 mois. Une famille accepte d'envoyer son enfant par le train, une autre refuse car le chemin de fer est dangereux.

 

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Lavoir contre lave-linge : juillet 1950.

Après la guerre, le rêve américain débarque en France : depuis longtemps, les ménagères américaines utilisent des appareils pour les tâches domestiques. Des salons d’art ménager s’ouvrent en France. Les femmes sont tentées surtout dans les villes de se procurer ces nouveaux appareils pour se soulager des besognes quotidiennes. Mais il y a plus de résistance dans les campagnes où les lavoirs sont encore très actifs.

La lessive remplaça peu à peu la lessive à la cendre.

D’autres équipements suivirent : aspirateurs, batteurs, frigidaires.*

  

*PS : dans son nouveau livre, «  Quand le ‘Made in France ‘ devient le ‘ Mad in France’ »

( sortie : octobre) André Girod suit cette évolution dés la fin de la guerre en 1945/46.


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Nos nombreux visiteurs:

A l’entrée du vieux village se forment les groupes qui seront conduits à travers la Reconstitution Historique par les guides. Ils profitent de la visite pour expliquer l’histoire du village aux visiteurs

 

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Nos joyeux guides et nos charmantes hôtesses:


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Pour terminer , remerciements à tous les habitants bénévoles qui chaque année, participent à la Reconstitution Historique. Félicitations à Bernadette Genès qui apporte tout son talent d’historienne à la préparation de cet événement

Notre historienne: Bernadette Genès


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Nos citoyens acteurs/actrices:


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A l'année prochaine: 2013

Pour en savoir plus sur les activités et animations de l'Office de Tourisme de Lauris

voir: http://laurisenluberon.com 

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25 septembre 2011 7 25 /09 /septembre /2011 17:23

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Scene 1


 Scène 1 : Naissance de Rock en 1290 à Montpellier d’une famille de riches drapiers.

 

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Scène 2 : A 15 ans Roch veut partir à Rome, abandonnant derrière lui sa fortune et sa famille. Il passe à Aquapent, ville interdite à cause d’une fièvre. Il entre en sauve les habitants.

 

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Scène 3 : Retour de Roch de Rome, chassé comme Français puisque le pape est parti en France. Il est seul et malade. Il meurt de faim : heureusement unchien lui apporte du pain.

 

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Scène 4 : Mort de Roch

 

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Scène 5 : Arrivée de la peste à Lauris en 1720. La ville est fermée.

 

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Scène 6 : Vives discussions pour savoir si la ville de Lauris peut être protégée et comment ?

 

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Scène 7 : Un vœu est fait auprès de Saint-Roch : s’il sauve Lauris de la peste, les habitants lui construiront une chapelle. Lauris est sauvé et Saint-Roch devient le patron de Lauris. Il est célébré tous les 16 août.

 

Scene 7

 

 

Les personnages

 

 

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15 octobre 2010 5 15 /10 /octobre /2010 02:15

                     Uchronie

Cette année par une série de tableaux aussi somptueux les uns que les autres, Lauris a présenté sa Reconstitution Historique.

 

Mais cette année, le thème n’a pas été « ce qui s’est passé « à Lauris depuis la préhistoire mais ce « qui aurait pu se passer ». Ce jeu du « si » avec des hypothèses qui AURAIENT pu se passer, est infini : on peut refaire l’Histoire dans tous les sens de son imagination. Cette manière d’inventer une nouvelle Histoire s’appelle UCHRONIE.

 

Wikepedia que j’ai odieusement pillée nous explique le terme : « L'uchronie est une évocation imaginaire dans le temps. « Uchronie » est un néologisme du xixe siècle fondé sur le modèle d’utopie, avec un « u », négatif et « chronos » (temps) : étymologiquement, le mot désigne donc un « non-temps », un temps qui n’existe pas. En littérature, c'est un genre qui repose sur le principe de la réécriture de l’Histoire à partir de la modification d’un événement du passé. On utilise également l’expression « histoire alternative » (alternate history) ou histoire contrefactuelle. Lorsqu’elle est associée à des moyens techniques qui permettent de remonter dans le temps et donc de modifier le passé, l’uchronie est directement associée au genre de la science-fiction. L’auteur d’une uchronie prend comme point de départ une situation historique existante et en modifie l’issue pour ensuite imaginer les différentes conséquences possibles. À partir d’un événement modifié, l’auteur crée un effet domino (terme anglo-saxon couramment utilisé : effet papillon) qui influe sur le cours de l’Histoire. Cette volonté de changer le cours de l’histoire pour imaginer ce qu’elle aurait pu être rappelle la phrase de Blaise Pascal : « Le nez de Cléopâtre, s’il eût été plus court, toute la face de la terre aurait changé » (Pensées, 90). »

 

En un mot, récrivons l’histoire soit pour nous amuser, soit à des fins propagandistes ! Je préfère – et ce fut certainement le but de Bernadette Genès – la version de l’amusement !! « Maintenant, à cet instant précis de ce roman, toi le lecteur, tu as un rôle actif à jouer et une décision cruciale à prendre : celui de devenir voyeur et donc de tirer sur le fil de la narration quitte à faire face au Minotaure qui te dévorera. Tu peux t’arrêter là en pensant que le périple t’a fourni, l’auteur l’espère, ton lot de frissons intellectuels et d’émotions fortes tout en te livrant des sujets plus que controverses et pétillant de sujets à discussions mais sans oser soulever le voile de ce qui se trame réellement et sans connaître la finalité de l’action du commando. Tu t’en tiendras alors à l’authenticité du fait historique, une cérémonie sans histoire particulière qui se déroula comme prévue. Inutile bien sûr de continuer, la page est tournée et le volume rangé sur une étagère. Tu renonceras de ton plein gré à cette fantasmagorie délirante qui est depuis peu le ballant de l’utopisme : l’uchronisme, mot inventé par Charles Renouvier en 1876. Pour lui cette face cachée mystérieuse de l’histoire qui aurait pu resplendir si . . . l’événement véritable avait eu une fin diamétralement opposée à la réalité. Imaginons si . . Napoléon avait gagné à Waterloo ! Si Louis XIV était mort de la petite vérole à vingt ans comme une partie de sa famille ! Si Hitler avait été tué dans son accident d’auto en 1930 ! Si les Chinois, dans leurs jonques géantes, avaient envahi l’Europe au XIVe siècle ! D’ailleurs Renouvier avait réécrit, l’audacieux, l’histoire contemporaine des derniers mille ans ! Mais surgit, intransigeant, l’autre volet de cette réflexion. L’odyssée, semblable à celle d’Homère, quitte le domaine du document pour sauter dans le royaume de la fiction. Alors tout est possible, c’est la beauté de l’indocile divagation et les épisodes qui suivront passeront du rocambolesque au plus diabolique. Les égarements de l’auteur, selon les effets qu’il recherche, seront sans limite. Dans la littérature des siècles précédents, l’extravagance de l’homme a plongé dans chaque abîme de dépravation du cœur humain. Aucun terrain n’est resté vierge, tous les replis de l’âme ont été fouillés par un esprit à la recherche du fantasme le plus excentrique et le plus pervers. Bien difficile alors de rendre un ouvrage encore plus outrageant que ceux qui s’entassent dans les zones interdites des bibliothèques. Peut-on encore tomber plus bas ? Peut-on être plus sadique que Sade, masochiste que Maso, plus machiavélique que Machiavel ? Comme pour les atrocités, quelqu’un trouvera encore mieux et dépassera de loin les actes déjà perpétrés. Le vingtième siècle est l’exemple même qui démontre que l’homme peut encore aller au-delà de l’insoutenable et qu’il trouvera toujours un adepte pour pousser plus loin la frontière de l’horreur. Alors n’en veuillez pas à l’auteur d’avoir laissé courir volontairement son élucubration et d’avoir ajouté une pierre à l’édifice du Mal. Mais toi, lecteur, tu n’es pas obligé de le suivre sur le chemin de l’enfer. Ta conscience peut te l’interdire, ton devoir peut t’en empêcher. Nulle obligation de continuer sur un sentier fort dangereux lorsqu’il y a tout près le refuge de la décence et l’abri de la moralité. L’épilogue du conflit qui s’élèvera forcément entre la curiosité morbide et vénéneuse qui rôde constamment dans le psychisme de l’homo sapiens et le code de conduite que la société dressera pour pallier les déficiences et défaillances du système psychologique du citoyen, sera seul à juger si tu te cantonnes, lecteur, au conformisme du moment ou si tu rejoins les rangs de ceux qui préfèrent s’enfoncer dans les affres du tourment éternel de l’homme. Le choix est simple : abandonne la lecture sur ces lignes et tu connaîtras la paix de ton cœur et le repos de ton âme ou bien engage-toi plus avant sur la pente glissante des conjectures fatalistes de l’auteur au risque de perdre pied et de te noyer dans la fosse à lisier qu’est l’Histoire. Son complice alors tu seras ! A cette seconde engage-toi dans le tabernacle de l’uchronie ou retire-toi sous le chapiteau de l’utopie ! » Extrait tiré de « Ilkya », le roman historique d’André Girod

 

Alors l’audace a poussé Bernadette à se lancer dans la conjoncture du « si » ! Et voilà le résultat !

 

Scène 1 : Et si Hannibal était passé par Lauris

Lutte implacable entre Rome et Carthage pour la domination de la Méditerranée. La victoire sourit à Hannibal et grâce à la force de frappe de ses quarante éléphants, il va franchir les Alpes après avoir traversé le Rhône au niveau d’Orange. Il arrivait d’Arles après avoir vaincu en Espagne. Il aurait alors passé par Lauris entre Arles et Orange….

 

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Scène 2 : Et si le trésor des Templiers était caché à Lauris

Pour des raisons financières, Philippe le Bel décide en 1307 de supprimer l’Ordre des Templiers et de les faire arrêter. Ces derniers tentèrent de fuir, de se cacher en emportant un trésor inestimable selon la légende. Au XIXe siècle on commence à s’intéresser à cette histoire et chaque village veut une « commanderie de Templiers ». Lauris a la sienne : la ferme Saint-Pierre, anciennement Saint-Pierre de Méjean le devient alors que ce n’était qu’un simple prieuré depuis le XIe siècle. Et si le Trésor y avait été caché !

 

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Scène 3 : Et si Pétrarque était passé par Lauris

Pour retrouver sa Laure ! Francesco Petrarque est né à Arezzo, près de Florence le 20 juillet 1304. Il s’installe à Avignon et rencontre Laure de Noves à l’église Sainte-Claire le 6 avril 1327. Il l’aime d’une passion folle et lui écrit des poèmes rassemblés dans les « Canzionere ». Laure mourut vraisemblablement de la peste en 1348. Réfugié près de la Fontaine de Vaucluse, il resta inconsolable. Il remonte donc la Durance et aurait pu passer par Lauris !

 

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Scène 4 : Et si Benoit XIII était venu à Lauris !

La chrétienté va se trouver divisée à la suite d’un schisme entre Urbain ( à Rome) et Clément ( retourné à Avignon). Pedro de Luna devient le pape Benoit XIII. Mais le roi de France fait assiéger Avignon pour le contraindre à accepter une nouvelle élection. Dans la nuit du 10 au 11 mars, Benoit XIII s’enfuit par le Rhône puis la Durance. Il aurait pu passer par Lauris !

 

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Scène 5 : Et si François Premier était passé par Lauris !

François 1er avait deux ennemis : Henri VIII d’Angleterre et Charles-Quint. Charles-Quint envahit la Provence en 1536 et il entra à Aix et se proclama roi d’Arles. Mais devant la famine due à la terre brûlée pratiquée par ses soldats, Charles-Quint abandonne la Provence. François y revint en 1537 et séjourna à la Tour d’Aigues puis fut accueilli à Cavaillon le 12 décembre. Il aurait pu passer et s’arrêter à Lauris !

 

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Scène 6 : Et si le comte de Grignan avait eu à son service un Laurisien

La Marquise de Sévigné est connue pour sa correspondance surtout avec sa fille qui s’est mariée à Monseigneur de Grignan. Ce jeune soldat de Lauris vient dans son village voir sa mère et peut-être épouser sa dulcinée. Il est accompagné de Madame de Montgobert et de l’intendant d’Angennes. Etienne le militaire va-t-il repartir avec Marie-Luce sa fiancée ? Là est la question !

 

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Scène 7 : et si Napoléon de retour d’Elbe était passé par Lauris

Le 1er mars 1815, Napoléon débarque en France et remonte vers le nord. Mais pour éviter les embuches, il serait passé par Lauris, incognito ( difficile à croire pour lui !). Pourtant il s’arrête dans une auberge où il rencontre un ancien grenadier de ses troupes.

 

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Scène 8 : Et si Prosper Mérimée s’était arrêté à Lauris

Prosper Mérimée, l’auteur de « Colomba » est devenu inspecteur des Monuments Historiques. Il voyage dans toute la France pour rechercher les chefs d’œuvre ignorés et les répertorier. A Cadenet il découvre un sarcophage romain. Que va-t-il trouver à Lauris ?

 

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D'autres photos des acteurs ici et l'article de La Provence

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18 octobre 2009 7 18 /10 /octobre /2009 16:07
Pendant deux jours, les bénévoles vont reproduire des scènes puisées dans l’histoire locale de Lauris. Depuis la préhistoire jusqu’à nos jours, les événements, certains anodins, d’autres beaucoup plus graves, ont marqué notre histoire et font à présent partie du patrimoine du village.

Cette année, les acteurs amateurs se sont surpassés pour apporter histoire et humour aux visiteurs. Les groupes accompagnés de guides passionnés,  sont passés de l’époque romaine, sur les terrasses du château, à l’interdiction du «  Patois » dans nos écoles , près du lavoir. Une façon inédite de prendre les ruelles du vieux village et d’apprécier nos placettes.

Une grande reconnaissance à toutes celles et à tous ceux qui ont donné leur temps pour offrir à nos visiteurs de nombreux tableaux historiques.

André Girod, adjoint à la Culture

Remercions pour les décors, notre artiste anglaise Laura.
Et maintenant place aux acteurs! 



Le Droit des Gallo-romains aux années vingt

J’ai droit à ma centuriation

 
Une centuriation, division administrative, est accordée aux anciens centurions romains pour la cultiver. Une sorte de pension après vingt-cinq ans de bons et loyaux services dans la Légion.

Sur son domaine, travaillent des esclaves ou des ouvriers agricoles sous la direction d’un villicus, son intendant.

Les Gaulois apportent leur supériorité agricole : la charrue et l’araire et une machine à moissonner.

Le Romain est surtout intéressé à cultiver la vigne.






 1020 : Arrivée des miles

 
Le pouvoir politique s’est pulvérisé et les princes,  comtes, ducs ou seigneurs ne maîtrisent plus la situation. Ambitieux, les cadets dépourvus d’héritage, se font une place dans le monde.

C’est l’arrivée de ces miles dans la communauté de Lauris qui vont imposer de dures contraintes.






 1293 : Arrivée du Bailli
Les droits comtaux

 
Devant les villes récalcitrantes, Charles d’Anjou veut réorganiser l’administration, la fiscalité et la justice. Il envoie des baillis dans les villages pour remettre en ordre les taxes.

En 1293 est annoncée la visite d’un Bailli royal, Raymond Hugon.




 1516 : Arrivée de Julien de Pérussis
Création des droits rentables

 
En 1511, le fief de Lauris est vendu par Antoine de Bressieux, fort endetté, à Julien de Peressis, riche marchand d’Avignon. Julien est homme d’affaires et calcule que le capital investi doit rapporter 5%.

Il va créer des «  banalités » : moulin à eau, four à pain, moulin à huile et oblige les paysans à n’utiliser que ces facilités moyennant redevance.

A la suite d’un procès, les Laurisiens rachèteront ces banalités.






1692 : Le maire perpétuel
Le droit aux honneurs


 
En 1688, commence une longue guerre qui durera jusqu’en 1697. Le roi doit financer les dépenses militaires et les impôts ne peuvent être augmentés indéfiniment.

Alors il crée des offices qu’il vend. Pontchartrain, qui en est responsable, déclare avec cynisme que pour chaque office créé par le roi «  Dieu créait un sot pour l’acheter ».

Or le 20 décembre, Gabriel Deleuze, bourgeois de Lagnes, se présente en plein conseil pour dire qu’il avait acheté cet office et exige tous les privilèges qui lui sont attachés.




Les moutons


Tout propriétaire avait son troupeau de moutons comptés par « trenteniers ». A Lauris, on dépasse rarement les 5 ou 6 trenteniers.

Le mouton est réservé à la consommation familiale et la laine est cardée par le tisseur à draps.

Les bergers étaient attentifs à ne pas perdre de bêtes : cela arrivait parfois comme il est raconté dans un procès.





1925 : Le «  Patois »
J’ai droit à ma langue maternelle


 

Le Royaume de France est constitué de provinces qui, chacune, gardait son parler.

L’administration du Royaume exigeait une uniformité de langue. A partir de l’Edit de Villers-Côterets en 1539, tous les actes officiels devaient être rédigés dans la « langue d’oïl », celle de l’Ile-de-France.

A Lauris, le premier registre conservé ( 1543) est rédigé en français.

En 1925, un circulaire de Monsieur de Montzi met un terme aux discussions sur les patois : à l’école, on doit parler et écrire en français.

Le directeur d’école de Lauris discute âprement avec les femmes du village pour leur expliquer ce décret.


Acteurs et actrices



  Crédit Photos: Françoise G.
 
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12 janvier 2009 1 12 /01 /janvier /2009 01:29

Comme tous les ans depuis quelques années est présentée la Reconstitution Historique d’événements qui se sont déroulés à Lauris, village du Luberon sur la Durance. Une troupe de bénévoles, tous habitants de Lauris  jouent des scènes qui reproduisent ces faits divers à caractère historique ou pas.


Un grand merci pour ce magnifique spectacle vu par des milliers de personnes venues des villages environnants. Mais pour mettre en place une telle représentation il faut le dévouement de celles et de ceux qui en sont le moteur. La recherche historique est le travail de Bernadette Genès et les décors de Laura Fisher. Merci à elles et à tous les autres.


Voici un reportage photos de ces diverses scènes.


89 Le retour de Memmius


L’actuel territoire de Lauris est la réunion de deux «  centurations », bandes de terrain d’1km 700 de large qui étaient attribuées, selon la décision de l’Empereur Vespasien, aux centurions ayant combattu 25 ans dans l’armée romaine.


En 89, après avoir pacifié les populations du Danube, le centurion Memmius revient dans sa villa soigneusement décorée par sa femme Staïa. Accompagné par son fidèle aide de camp, il espère y trouver le repos du guerrier. Entre une femme pleine d’ambition, deux filles mal élevées, un pique assiette qui s’incruste, une cuisinière venue d’Outre-Manche, trouvera-t-il le repos ?



Le retour de Memmius




Décor de Laura Fischer
 


Avril 1348 La peste à Lauris 


La peste a surgi en Europe en 541 après J.C., venant d’Egypte. Elle disparut en 767 sans que l’on puisse trouver une explication sinon de dire que les relations entre le Moyen Orient et l’Europe s’étaient beaucoup ralenties.


Peste vient du mot latin «  pestius » qui veut dire «  fléau ». Toute épidémie mortelle était considérée comme «  une peste ». Au Moyen Age, la peste dite noire fit son apparition et fit disparaître la moitié de la population en Europe ( 25 à 40 millions de morts). On sait que cette peste avançait à près de 5 kilomètres par jour et elle devait arriver à Lauris. Ce qui fut fait en avril 1348.




La peste à Lauris


 


15 mars 1646 Visite manquée du Duc de Lesdiguières


La baronnie de Lauris a été achetée en 1618 par le duc François de Lesdigières. La raison de cet achat n’est pas évidente puisque Lauris était éloigné de ses terres ( Murs, Lioux). Le duc était devenu tellement riche à la suite du pillage des églises et monastères qu’il fallait qu’il place son argent. Mais le château en ruines coûta cher à réparer et il fut abandonné. Le duc avait pourtant promis de visiter son fief mais il y renonça à la dernière minute d’autant plus que les consuls à Lauris voulaient lui présenter une double requête : acheter les graviers de la Durance et utiliser la fontaine du château.



Janvier 1711 Un crime à Lauris


En 1711, le surlendemain du jour des Rois, Charles Martel, l’instituteur est assassiné d’une balle dans la nuque et son cadavre retrouvé dans la Durance. Les traces mènent à un André Pelen. Vingt témoins furent entendus le 23 janvier par Jacques Bosse, viguier et lieutenant de juge.



Un crime à Lauris


 


29 septembre 1797 Les enragés de Cadenet


L’année 1797 connaît de grands remous. Du 24 mars au 4 avril ont lieu les élections législatives dont les résultats sont favorables aux royalistes. Commence la «  Terreur Blanche », à la poursuite des anciens révolutionnaires.


Pendant ce temps continue la guerre contre l’Autriche et les étrangers sont pris comme cibles.


Tel est le cas à Lauris où une Suissesse est arrêtée par les enragés de Cadenet. Interviennent alors le Maire et son adjoint pour sauver la pauvre femme et renvoyer les jeunes chez eux.




Les enragés de Cadenet


 


1808 Le retour de Joseph Garnier


Joseph Garnier, né le 18 juin 1755, était le fils du cordonnier Joseph qui habitait place Jean d’Antan. Joseph avait un oncle basson à l’Opéra de Paris qui fit monter son neveu, 12 ans, dans la capitale. A la fois hautboïste et flûtiste, il fut de toutes les grandes créations de l’Opéra, rencontrant la danseuse la Guimard et la cantatrice Sophie Arnoud. Glück et Mozart vinrent à Paris pour composer surtout des pièces pour hautbois. Ce fut Joseph Garnier qui joua ces morceaux  faisant ainsi connaissance des deux grands musiciens. En 1795, il participa à la création du Conservatoire National de Musique et écrivit une méthode de hautbois. 


Il joua encore devant Napoléon avant- de prendre sa retraite en 1808  dans son village natal.









 


1er octobre 1852 Le départ en pension


Pendant la Révolution, les écoles ont disparu des villages. A Lauris, l’école a été rétablie en 1830 mais son niveau ne dépassait pas le niveau CE2 – 8 ans. Pour continuer, il fallait envoyer les enfants en pension. A Lauris le choix était entre Aix et Avignon. Aimé le père choisit d’envoyer ses enfants chez les Frères des Ecoles Chrétiennes à Béziers.  : 36 heures de voyage : carriole jusqu’à  Cavaillon, voiture de poste jusqu’à Avignon puis train vers Montpellier et enfin voiture de poste pour Béziers. Les enfants partaient pour 10 mois. Il fallait une grosse malle par enfant avec paillasse, draps, trousseau et livres.





 


1960 Le café Porte


A la fin du XIX e siècle, Monsieur Porte transforme la cour de sa maison, rue Joseph Garnier, en un café. Une salle avec billard au premier étage sert de lieu de réunion. 


En 1960, une des descendantes, Charlotte Mélis reprend la gestion du café : elle installe un flipper et un baby foot et une nouveauté : le juke-box.


C’était à Lauris avec le café Rocca qui faisait cinéma les distractions du village. Les jeunes dansent au son des disques et le 1er janvier le vieux franc disparaît pour devenir «  lourd ».


 



Crédits Photos: FG.  
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7 septembre 2006 4 07 /09 /septembre /2006 22:40

Présentation des scènes sur le thème de la guerre : « Si nous pouvions comprendre les solidarités autant que les haines que suscitent les guerres, nous serions alors plus près de comprendre le mystère de la vie humaine » (John Keegan à propos de la Guerre de 1914-1918).

 

574  Les Lombards brûlent la villa Saint-Martin. Les tenanciers prennent leur avenir en main

1358 Après le désastre de Poitiers, une Grande Compagnie, dirigée par Arnaud de Canolles, s’empare du château de Lauris. Philippe de Lambesc propose de piller de conserve l’abbaye de Sylvacane puis  songe à construire un rempart

1591 Le Duc de Savoie, à cause du froid intense, renonce à assiéger Pertuis tenu par les partisans d’Henri IV et envoie des soldats cantonner à Lauris

1693 Lors de la guerre de la Ligue d’Augsbourg qui l’oppose à toute l’Europe, Louis XIV lève des soldats de milice ce qui est fort mal accepté par la population

1860  Napoléon III devant passer par Avignon en allant en Savoie, le conseil municipal envoie les médaillés de Sainte-Hélène lui faire une haie d’honneur

1942 André Sarville, célèbre créateur d’opérettes, réfugié à Lauris, y crée la Muse laurisienne. Celle-ci par à Cadenet pour jouer « Cigalon »

XVIe siècle Il n’y a pas que la guerre mais aussi des occupations pacifiques comme la teinture de tissu avec la garance.




 

Scène d'introduction de la reconstitution historique.

 

 

Avril 574: l'incendie de la villa romaine.

 

 

Avril 1358: Arnaud de Cévenolles.

 

 

1er janvier 1591: le siège manqué de Pertuis.

 

 

Avril 1693: le soldat de la milice.

 

 

Septembre 1860: Napoléon III à Avignon.

 

 

Août 1942: la Muse laurisienne.

 

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24 juillet 2006 1 24 /07 /juillet /2006 10:27

La « Reconstitution historique » est née en 2000 grâce à la présidente de l’Office de Tourisme, Geneviève Gioanna, pour célébrer le changement de siècle. Le titre d’origine « Lauris explore son passé » donnait bien le sens de la démarche : représenter en différentes scènes les évènements qui ont marqué la vie de Lauris.

Ainsi ont été conçues et jouées une cinquantaine de scènes, certains étant reprises d’une année sur l’autre, qui retracent la vie du village depuis le néolithique jusqu’à nos jours, sauf la période gauloise encore inexplorée.


Scènes proposées en 2012: Cliquez ici.

Scènes proposées en 2011: Cliquez ici.

Scènes proposées en 2010: Cliquez ici. 

Scènes proposées en 2009: Cliquez ici.

Scènes proposées en 2008: Cliquez ici. 

Scènes proposées en 2006: Cliquez ici.

 

 

Histoire du village vue à travers cette Reconstitution.

Même si, pour le début de cette histoire, les documents sont ténus et les hypothèses fragiles il est possible de retracer : 

Les grottes du lieu dit « Les Grilles » où il ne gelait pas, certaines avec des sources, ont offert un habitat confortable à l’homme néolithique dont la présence est attestée, d’abord l’homo habilis.

Puis «l’homos sapiens  déjà affronté à la lutte des générations et  à un féminisme affirmé.

La présence gauloise, également attestée n’a pas encore été évoquée.

Le Sud de la Gaule devient Provincia romaine. Les terres sont divisées en centuriations données à des vétérans de l’armée.

 

Le vétéran Laurus (origine du nom de Lauris contestée mais plaisante) vient prendre possession de sa centuriation (existence contestée également mais  reconnue plausible par l’étude du cadastre d’Orange).

Alors se construisirent les deux villas romaines à l’Est et à l’Ouest du territoire et des tenanciers y furent installés.

574 Rufus vint annoncer que les Lombards descendent la vallée de la Durance pillant tout sur leur passage.

Peut-être la villa Saint Martin fut-elle incendiée.

Il fallut trouver une nouvelle installation à l’abri sur une hauteur là où se trouve l’actuel village. Une nouvelle église, Saint Projet, fut construite. Il est possible que les Laurisiens aient, alors, vécu sans maître, sauf peut-être la lointaine abbaye Saint-Victor.

Vers 1020 des « miles », chevaliers sans terre, décident de construire un donjon qui permettait de surveiller la Durance et imposent des coutumes dont certaines mauvaises (non légales) et s’emparent aussi des biens d’église qu’ils doivent restituer vers 1059 avec confirmation en  1079.

1090 mais ils transforment l’église en chapelle castrale dont les habitants sont écartés. Ceux-ci obtiennent la construction d’une autre église, Saint-Julien qui deviendra paroisse.

1260 Après une période de grands troubles en Provence, Charles d’Anjou reprend tout en main et envoie des baillis royaux vérifier ses droits comtaux.

1326 Certains baillis défendaient leurs intérêts un peu trop violemment et doivent être rappelés à l’ordre en particulier pour la gestion du bac de Mérindol qui appartenait à l’évêque de Marseille.

1348 Après une ère de prospérité, les temps de malheur arrivèrent avec la peste débarquée à Marseille le 1er novembre 1547 et qui put atteindre le village en avril 1348.

1358 Après  désastre de Poitiers, des « Grandes Compagnies » se forment qui pillent sous la direction de cadets nobles, l’un d’eux, Arnand de Cévenolles, s’empare du château de Lauris en 1358. A la suite de quoi fut construit le rempart.

1387 Les seigneurs eux-mêmes, pendant ces temps troublés, étaient un peu brigands tel  Foulque de Pontevès qui dépouille des marchands florentins.

1480 La paix revenue, les villages reprennent vie. Lauris, seul village encore habité à vingt kilomètres à la ronde, accueille Géranthon, l’intendant du nouveau seigneur, de Grimaldy .

1535 Mais désormais les fiefs deviennent des biens qui se négocient. Lauris est acheté par un riche Florentin,Julien de Pérussis, qui, pour valoriser son bien, construit un moulin à eau et un four dont les habitants doivent obligatoirement se servir.

1537 Julien crée aussi une Vermillionière pour la couleur, les tissus étant fabriqués et teints sur place.

1543 Le fils de Julien, François, gendre de Meynier d’Oppède, s’offre le luxe de transformer Lauris en petite citadelle florentine.

1562 Remparts qui n’empêchent pas le Comte de Tende, huguenot, ennemi juré du catholique François de s’emparer du château de Lauris qu’il pille.

1591 Trente ans plus tard, le 1er janvier Lauris voit arriver un régiment du duc de Savoie après le siège manqué que Pertuis dans la guerre qui oppose les partisans d’Henri IV et ceux du cardinal de Bourbon.

1635 Par la suite Lauris, comme les autres villages, servit de cantonnement aux troupes à une époque où les casernes étaient rares.

1643 Ceci n’empêchait pas les Laurisiens de mener leur vie de tous les jours et de se marier avec le plus souvent un contrat passé devant notaire.

1647 Entre-temps, les Laurisiens avaient changé de seigneur et espérèrent la visite du duc de Lesdiguières. Mais, seuls, son intendant et quelques autres, profitèrent des confitures préparées à son intention.

1660 Les conflits passagers animent la vie en particulier les difficultés entre le fournier et les femmes qui viennent faire cuire leur pain.

1693 La guerre rejoint de nouveau Lauris lorsque Louis XIV décide, lors de la guerre de la Ligue d’Augsbourg de lever des soldats de milice ce qui n’est guère apprécié.

1720 La peste fait à nouveau son apparition ; Lauris est épargné.

1737 Le nouveau seigneur Sextius d’Arlatan confie son fils à une nourrice laurisienne.

1743 Ce même Sextius a l’intention de construire une bastide. Le projet ne pourra aboutir.

1757 Joseph Garnier, futur grand maître et compositeur hauboïste quitte Paris pour l’Opéra de Paris.

1778 La vie continue : une jeune fille, ayant accouché d’un petit garçon sans avoir été mariée, fait son exposition de grossesse.

1788 Jean-Louis Martin ayant enfin construit son château organise une grande réception .

1791 La révolution est en marche. Lauris célèbre dignement la mort de Mirabeau.

1791 Mais en septembre les femmes se disputent au sujet de la Constitution civile du clergé.

1795 Les « enragés de Cadenet » envahissent Lauris qu’ils trouvent trop tiède.

1814 Passée la Révolution, Lauris connaît un nouvel essor économique en partie grâce à la vente de la soie.

1845 Plus à l’aise financièrement les paroissiens décident de commander un grand tableau pour l’Église à Charles-Émile Champmartin, peintre parisien. Il présente son esquisse.

1845 Puis procède à son exécution pour le plus grand bonheur des Laurisiens.

1852 La bonne bourgeoisie, soucieuse de l’avenir de ses enfants, les envoie en pension.

1860 Napoléon III passant par Avignon, le conseil municipal envoie les médaillés de Sainte-Hélène l’accueillir.

1898 Après la guerre de 1870 et la proclamation de la République, les heurts entre catholiques et radicaux de gauche sont fréquents Une procession est l’occasion d’échanges verbaux violents avec le cercle républicain.

1900 Mais de toute façon, les femmes se retrouvent entre elles pour faire la bugade.

1932 Tino Rossi fait ses premiers pas dans la chanson à Lauris.

1937 Une de richesses de Lauris ce sont les asperges envoyées à la Cour britannique.

1942 André Sarville célèbre auteur d’opérettes marseillais réfugié à Lauris crée «La muse laurisienne».

1945 Les Laurisiens partent  en Normandie à Rémilly, sinistré par la guerre pour apporter vivres, meubles, vêtements.

 

Pour plus de renseignements


Bernadette Genès :
Natifs de ce lieu 1996 (Chez l’auteur, office de tourisme, librairie)
Mémoires et récits  (Office de tourisme)
Si le château m’était conté (Office de tourisme)


Jacques Rouchouse :
Le Roman des Garnier  (auteur et librairie et Office de tourisme)


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