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18 octobre 2009 7 18 /10 /octobre /2009 16:07
Pendant deux jours, les bénévoles vont reproduire des scènes puisées dans l’histoire locale de Lauris. Depuis la préhistoire jusqu’à nos jours, les événements, certains anodins, d’autres beaucoup plus graves, ont marqué notre histoire et font à présent partie du patrimoine du village.

Cette année, les acteurs amateurs se sont surpassés pour apporter histoire et humour aux visiteurs. Les groupes accompagnés de guides passionnés,  sont passés de l’époque romaine, sur les terrasses du château, à l’interdiction du «  Patois » dans nos écoles , près du lavoir. Une façon inédite de prendre les ruelles du vieux village et d’apprécier nos placettes.

Une grande reconnaissance à toutes celles et à tous ceux qui ont donné leur temps pour offrir à nos visiteurs de nombreux tableaux historiques.

André Girod, adjoint à la Culture

Remercions pour les décors, notre artiste anglaise Laura.
Et maintenant place aux acteurs! 



Le Droit des Gallo-romains aux années vingt

J’ai droit à ma centuriation

 
Une centuriation, division administrative, est accordée aux anciens centurions romains pour la cultiver. Une sorte de pension après vingt-cinq ans de bons et loyaux services dans la Légion.

Sur son domaine, travaillent des esclaves ou des ouvriers agricoles sous la direction d’un villicus, son intendant.

Les Gaulois apportent leur supériorité agricole : la charrue et l’araire et une machine à moissonner.

Le Romain est surtout intéressé à cultiver la vigne.






 1020 : Arrivée des miles

 
Le pouvoir politique s’est pulvérisé et les princes,  comtes, ducs ou seigneurs ne maîtrisent plus la situation. Ambitieux, les cadets dépourvus d’héritage, se font une place dans le monde.

C’est l’arrivée de ces miles dans la communauté de Lauris qui vont imposer de dures contraintes.






 1293 : Arrivée du Bailli
Les droits comtaux

 
Devant les villes récalcitrantes, Charles d’Anjou veut réorganiser l’administration, la fiscalité et la justice. Il envoie des baillis dans les villages pour remettre en ordre les taxes.

En 1293 est annoncée la visite d’un Bailli royal, Raymond Hugon.




 1516 : Arrivée de Julien de Pérussis
Création des droits rentables

 
En 1511, le fief de Lauris est vendu par Antoine de Bressieux, fort endetté, à Julien de Peressis, riche marchand d’Avignon. Julien est homme d’affaires et calcule que le capital investi doit rapporter 5%.

Il va créer des «  banalités » : moulin à eau, four à pain, moulin à huile et oblige les paysans à n’utiliser que ces facilités moyennant redevance.

A la suite d’un procès, les Laurisiens rachèteront ces banalités.






1692 : Le maire perpétuel
Le droit aux honneurs


 
En 1688, commence une longue guerre qui durera jusqu’en 1697. Le roi doit financer les dépenses militaires et les impôts ne peuvent être augmentés indéfiniment.

Alors il crée des offices qu’il vend. Pontchartrain, qui en est responsable, déclare avec cynisme que pour chaque office créé par le roi «  Dieu créait un sot pour l’acheter ».

Or le 20 décembre, Gabriel Deleuze, bourgeois de Lagnes, se présente en plein conseil pour dire qu’il avait acheté cet office et exige tous les privilèges qui lui sont attachés.




Les moutons


Tout propriétaire avait son troupeau de moutons comptés par « trenteniers ». A Lauris, on dépasse rarement les 5 ou 6 trenteniers.

Le mouton est réservé à la consommation familiale et la laine est cardée par le tisseur à draps.

Les bergers étaient attentifs à ne pas perdre de bêtes : cela arrivait parfois comme il est raconté dans un procès.





1925 : Le «  Patois »
J’ai droit à ma langue maternelle


 

Le Royaume de France est constitué de provinces qui, chacune, gardait son parler.

L’administration du Royaume exigeait une uniformité de langue. A partir de l’Edit de Villers-Côterets en 1539, tous les actes officiels devaient être rédigés dans la « langue d’oïl », celle de l’Ile-de-France.

A Lauris, le premier registre conservé ( 1543) est rédigé en français.

En 1925, un circulaire de Monsieur de Montzi met un terme aux discussions sur les patois : à l’école, on doit parler et écrire en français.

Le directeur d’école de Lauris discute âprement avec les femmes du village pour leur expliquer ce décret.


Acteurs et actrices



  Crédit Photos: Françoise G.
 

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